Pourquoi interdire ne fonctionne pas.
5 questions vrai/faux, une situation concrète à débattre, et la bascule vers l'intégration. Ce kit est fait pour 5–7 minutes d'échanges rapides en îlots.
Affichez la question, laissez 30–45 secondes de discussion par îlot, puis faites lever les ardoises.
Faux. L'AI Act s'applique aussi aux déployeurs – c'est-à-dire à toute organisation qui utilise l'IA dans son activité.
OF, CCI, CFA, entreprises clientes : dès que vous intégrez un outil IA dans vos processus, vous entrez dans le champ du règlement. Ce n'est pas réservé aux ingénieurs de OpenAI ou Mistral.
Faux. L'article 4 est déjà en vigueur depuis février 2025.
Août 2026, c'est la date à partir de laquelle les autorités peuvent sanctionner. Mais l'obligation elle-même est déjà applicable. L'heure de former vos équipes, c'est maintenant.
Vrai. L'Annexe III classe explicitement l'éducation et la formation professionnelle dans les 8 domaines à haut risque.
Cela couvre : l'admission des apprenants, l'évaluation des progrès, l'orientation, le proctoring (surveillance des examens). Dès qu'une IA intervient dans l'un de ces leviers, c'est un usage à haut risque avec des obligations de transparence et de supervision renforcées.
Vrai. C'est la conséquence directe de la transparence exigée par l'AI Act.
Qualiopi I10, I11, I22, I25 : modalités de formation, adaptation des parcours, évaluation et veille réglementaire. Si l'IA est utilisée pour adapter les contenus, évaluer ou accompagner, elle doit être mentionnée dans les documents contractuels et pédagogiques.
Faux. L'AI Act ne demande pas d'éviter l'IA, mais d'assurer une maîtrise suffisante de l'IA (littératie) et un usage sûr, traçable et supervisé.
L'interdiction totale est une fausse bonne idée : elle déplace le problème (les apprenants utilisent l'IA en cachette), elle ne prépare personne au monde professionnel réel, et elle ne vous met pas dans les clous du règlement. L'obligation, c'est de former et de superviser, pas de bannir.
Depuis le 2 février 2025. Ce n'est pas une obligation future, c'est une obligation présente. Toute organisation utilisant un outil IA en contexte professionnel doit garantir un niveau minimal de littératie IA à ses équipes.
Obligation de littératie IA en vigueur (article 4 de l'AI Act).
Responsabilité civile applicable si un salarié mal formé cause un dommage.
Les autorités nationales commencent à appliquer les sanctions financières.
Point spécifique : éducation et formation professionnelle
L'Annexe III de l'AI Act classe explicitement l'éducation et la formation professionnelle parmi les 8 domaines à risque élevé. Conséquence Qualiopi directe : l'usage de l'IA doit être mentionné dans vos documents contractuels (programmes, conventions), et les indicateurs I10, I11 et I22 sont directement impactés.
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« Si l'AI Act ne demande pas de bannir l'IA, mais de former et de superviser, qu'est-ce que ça change dans la façon dont vous évaluez vos apprenants ? »
Cette question ouvre directement le terrain de la partie 3 : évaluer le processus cognitif plutôt que le simple livrable. Le changement de paradigme commence ici.
Partie 03 : changer le paradigme d'évaluation.